Un jour, fatigué, le diable décida de prendre sa retraite.
Comme sa couverture sociale n'était pas suffisante, il décida, pour arrondir ses fins de mois, de vendre sa trousse à outils.
Tout était là : la méchanceté, l'envie, la jalousie, la haine, l'avidité, la suffisance, le mépris, le cynisme, etc.
Mais l'un des outils était à part et semblait beaucoup plus usé que les autres.
Intrigué, un passant lui demanda :
« Qu'est-ce que cet outil, et pourquoi le vendez-vous beaucoup plus cher que les autres ? »
Le diable répondit : « C'est le découragement ».
Mais l'autre insista : « Pourquoi vendez-vous le découragement beaucoup plus cher ? »
« C'est très simple. C'est l'outil le plus facile à enfoncer dans le coeur de quelqu'un. Et lorsque le découragement y a été introduit, il est beaucoup plus facile d'introduire tous les
autres outils, quels qu'ils soient.
« Ne laissez pas votre feu s'éteindre, étincelle après étincelle, dans les bourbiers sans espoir de l'approximatif, du presque, du pas. Ne laissez pas le héros de votre âme périr, en frustration solitaire de la vie que vous méritez, mais n'avez jamais été capable d'atteindre. Vérifiez la route et la nature de votre combat. Le monde auquel vous aspirez peut être gagné. Il existe, il est réel, il est à vous. »
— Ayn Rand